
Vous connaissez sûrement Firefox, le navigateur qui est monté très vite et est maintenant l'un des navigateurs web les plus utilisés.
Rassurez-vous, ce billet n'a pas pour objectif de décrire les qualités et défauts de Firefox par rapport à ses concurrents. Je ne suis d'ailleurs pas spécialiste du sujet (quoique... les nombreux modules complémentaires disponibles pour Firefox en font un outil beaucoup plus personnalisable que les autres navigateurs).
Ce qui nous amène à parler de Firefox ici, c'est que dans le courant du mois de Juin (la date exacte n'a pas encore été communiquée) va sortir sa très attendue version 3. Pour communiquer sur ce lancement, la Mozilla Fondation a eu l'idée intéressante d'annoncer qu'elle va battre record du monde de téléchargement d'un logiciel en 24 heures, avec Guiness Book des records et tout le toutim. Évidemment, comme il n'y a pas de précédent mesuré officiellement, ils ne risquent pas de se rater. Mais étant donné la manière dont avait été accueilli Firefox 2, il y a fort à parier que le record que la Mozilla Fondation va établir sera difficile à battre, même en réunissant autant de monde que sur l'illustration de ce billet (réalisée avec Superlame, un efficace petit site pour rajouter du texte sur vos images).
Les gens sont toujours motivés pour participer à des records (pensez à Bienvenue chez les Chtis...), et je pense que cette initiative sera couronnée d'un grand succès. Mais pourquoi ne pas permettre à l'internaute aussi social que vous et moi de participer à ce record?
Comment?
Tout simple, une petite application facebook (ça alors!) qui n'aura d'utilité que pour ce jour de record. Elle permettra à chacun d'inviter tous ses amis à participer au record, avec suivi en temps réel du nombre de téléchargement, et statistique de participation de notre graphe social. Les utilisateurs de cette application pourront ensuite afficher fièrement sur leur profil un badge du type "j'ai convaincu 92% de mon réseau de télécharger Firefox 3 pour battre le record!".
Je vous tiendrai au courant quand la date de sortie définitive de Firefox 3 sera dévoilée.
D'ici là, photosynthétisez, le soleil revient!
vendredi 30 mai 2008
Le record du monde de Firefox
jeudi 29 mai 2008
Protéger ses idées en les cachant?

C'est une interrogation récurrente: ne risque-t-on pas de se faire voler ses idées en les rendant publiques, dans des conversations, sur un blog ou en participant à un concours?
La polémique a été relancée sur la toile lundi quand Techcrunch.fr, la version française du célébrissime Techcrunch.com, blog d'actualité web, a proposé un concours d'idée de start up: "dans une vidéo de 30 secondes, décrivez une idée web originale et son business modèle". Dotation: un PC portable pour le premier, un caméscope pour le second, et une boîte de M&Ms pour le troisième.
Les idées devaient être déposées en commentaire.
Pourtant les premières dizaines de commentaires ne contiennent aucune idée, mais des débats fiévreux sur le risque de se faire voler son idée en l'exposant sur Techcrunch; risque jugé trop grand par rapport à la maigre opportunité de gagner un PC portable. Certains commentateurs allaient même jusqu'à accuser Ouriel Ohayon, responsable de Techcrunch.fr et auteur du billet, d'avoir organisé ce concours dans le but de se faire un porte-feuille d'idées originales à peu de frais.
Il est évident que ce concours n'était pas destiné à voler les idées des lecteurs de Teccrunch mais bien à promouvoir l'utilisation des commentaires vidéo introduits par Seesmic, la dernière start-up fondée par le célèbre blogger français Loïc Le Meur. Et quel sujet pourrait mieux inciter des lecteurs de Techcrunch à parler devant une caméra que des idées de start-up et des PC à gagner?
De toute façon, le format même de divulgation de l'idée (trente secondes en vidéo) diminuait le risque de se faire voler un business model original et béton.
Malgré tout, je voudrais profiter de cette "actualité brûlante" pour vous exposer ma position sur le sujet.
J'ai appris à penser que les idées ne s'épanouissent qu'au contact de la réalité, ne s'affinent que dans la discussion avec d'autres.
Garder ses idées pour soi, c'est prendre le risque de ne jamais les voir dépasser le stade embryonnaire, de couver éternellement des idées non abouties.
Si quelqu'un veut vous voler une idée, c'est qu'elle est bonne, et c'est déjà bon signe pour vous.
Comme le disait un professeur d'initiation à l'entrepreneuriat à l'ESSEC, "We welcome competition". Les voleurs d'idées ne doivent pas être source d'agacement ou de peur, ils doivent être source de motivation et vous inciter à tirer le meilleur de votre idée.
Enfin, il me semble que ce n'est pas tellement l'idée "one-shot" qui a de la valeur, mais le flux d'idée, la mémorisation et la synthèse de ses idées et de celles des autres pour élaborer de nouvelles idées.
Nous sommes tous des voleurs d'idées, car nos idées viennent de nos échanges et s'affinent dans les échanges.
N'empêche que j'avais une bonne idée pour gagner un PC portable et que je n'ai pas pu participer parce-que Seesmic ne voulait pas marcher sur mon mac.
Et vous? Préférez-vous faire pousser vos idées en éprouvette ou les planter dans un jardin pour qu'elles profitent de l'eau, du soleil et du vent, au risque de se faire parasiter?
mercredi 28 mai 2008
Facebook dans le monde

Pour continuer notre exploration de la population Facebook, grâce à ce petit outil que j'aime beaucoup (il suffit de renseigner une adresse web au pif), nous allons découvrir aujourd'hui le top 20 des pays qui ont le plus de membres sur Facebook, qui sera suivi, car je n'ai pas bâclé mon travail, du top 20 des pays où le taux de pénétration de facebook est le plus important (nombre de comptes Facebook/ population globale du pays).
La suite a déménagé! elle est désormais disponible sur Sociablog, le blog du marketing social de l'agence Sociabliz.
lundi 26 mai 2008
analyse démographique de Facebook

Tout le monde parle beaucoup de Facebook, sauf moi qui en parle énormément, et il me paraît intéressant de vous révéler des informations démogaphiques de première main sur la population Facebook (je les ai récupéré péniblement ce week-end grâce au petit outil de segmentation que Facebook met à la disposition des annonceurs potentiels, vous pouvez essayer en mentionnant une adresse quelconque par ici).
Alors, quel âge ont les français sur Facebook? Combien d'hommes? De femmes?
La suite a déménagé! elle est désormais disponible sur Sociablog, le blog du marketing social de l'agence Sociabliz.
vendredi 23 mai 2008
Quelles applications pour le chat Facebook?

La fonctionnalité de chat Facebook a été implémentée progressivement sur tous les réseaux au cours du mois d'avril. Je me suis, comme certainement beaucoup d'entre vous, retrouvé tout surpris d'être à un clic de discuter en direct avec des copains d'enfance avec qui je n'avais pas communiqué depuis une éternité. D'ailleurs, je reste la plupart du temps déconnecté. La timidité... et puis j'ai un peu honte aussi que mon compte Facebook soit ouvert toute la journée. Mais cela fait partie de mon travail!
La suite a déménagé! elle est désormais disponible sur Sociablog, le blog du marketing social de l'agence Sociabliz.
jeudi 22 mai 2008
Copropriété d'art

Pour continuer dans le sens du post sur la propriété partagée, il m'est venu à l'esprit que ce type de service s'adapterait bien à l'investissement dans l'art.
En effet, co-investir dans l'art permettrait, d'une part, d'avoir une collection tournante et donc de ne pas toujours voir les mêmes tableaux, et d'autre part, de diversifier son porte-feuille, comme on dit en finance, et de diluer ainsi le risque d'un mauvais investissement.
Ce genre de service devrait être associé à un service de galeriste classique (suivi des "marchés" de l'art, et découverte de valeurs montantes) et pourrait peut-être fluidifier ce marché complexe à analyser, par des transactions plus fréquentes et moins contraignantes car seulement virtuelles (le problème du transport des oeuvre est à prendre en compte).
J'avoue ne rien connaître au marché de l'art mais, justement, il me semble que par ce genre de service, on pourrait attirer le profane vers la possession, au moins partagée, d'oeuvres d'art.
Y'a-t-il un(e) galeriste dans l'assistance pour nous apporter ses lumières sur cette idée?
Engrais(s)ez-vous bien!
de l'usage des tags pour les photos

Une des fonctionnalités les plus intéressantes de Facebook ("mais il va arrêter de nous parler tous les jours de Facebook? Facebook par-ci, Facebook par-là, il n'a que ce mot à la bouche", c'est vrai, mais c'est tout de même l'un des réseaux sociaux les plus riches à commenter), une des fonctionnalité les plus intéressantes de Facebook, disais-je avant de m'interrompre pour me justifier de parler tous les jours de cette plate-forme sociale, est la possibilité de "tagger" un(e) ami(e) sur une photo. Soit de créer un lien entre le profil de cet(te) ami(e) et cette photo, un lien qui permet en plus de le/la localiser sur la photo, dans le carré!
Ainsi, les photos mises en ligne sur Facebook prennent du sens et sont réellement partagées, car accessibles depuis les profils de toutes les personnes taggées. Ce n'est pas un hasard si, avant même que l'on commence à parler de Facebook en France, cette plate-forme était déjà (et est toujours) la première plate-forme de partage de photos aux états-unis.
Car que recherche l'internaute en publiant ses photos en ligne?
Premièrement, il les sécurise, plus de risque de disque dur qui lâche et de photos qui disparaissent dans les limbes binaires grâce aux back-ups multiples des incontournables de la photo en ligne.
Deuxièmement, il les partage s'il le souhaite, et là, le réseau social intervient en force. Car il doit pouvoir déterminer avec qui il souhaite les partager. Facebook ne permettait auparavant que de choisir de partager ses photos avec un ou plusieurs de ses réseaux ou seulement avec ses amis. Maintenant, on peut créer des groupes d'amis et n'autoriser qu'un groupe défini à visualiser un album. En plus, par définition philosophique du graphe social de Facebook, toutes nos relations sont sur Facebook. Donc toutes les photos publiées sur Facebook peuvent théoriquement atteindre le public souhaité. Les autres services de photo en ligne, comme Flickr ou Photobucket permettent aussi de limiter l'accès à un album au public souhaité.
Enfin, et surtout à mon avis, il leur donne du sens. Rangées par album, ajoutées à des groupes, à des événements, les photos sont organisées pour être accessibles. Car la photo numérique entraîne aussi la perte du sens dans la profusion. Il était possible avec un peu de courage de mettre de l'ordre dans les albums photo de nos grands-parents. Il devient nécessaire d'accomplir au fur et à mesure ce travail d'organisation sous peine d'ensevelissement irréversible, et aussi pour rendre les photos publiées publiquement cherchables (oh le vilain néologisme).
La fonction de tagging de Facebook donne à mon réseau social l'outil pour dire qui est sur une photo, et lier le "qui" et la photo (d'ailleurs on peut toujours se détagger quand on ne souhaite pas que ce lien existe).
Mais qu'en est-il du "où", du "quand", du "quoi", du "quelle activité"?
Il y a bien un champ "lieux" quand on crée un album sur Facebook, mais cette fonctionnalité n'est pas très poussée et ne crée pas de lien entre un endroit et la photo. Elle permet seulement de savoir, si l'on a trouvé la photo, où (vaguement car sans données géographiques) a été localisé l'album qui la contient. Flickr et de nombreux autres services permettent de géolocaliser beaucoup plus précisément les photos, et l'on peut chercher facilement des photos sur Google earth par lieu.
Pour le quand, il me semble que l'on n'accorde pas suffisamment d'importance à un "timetag", qui deviendra pourtant rapidement essentiel pour la mise en sens des photos.
Enfin, le "quoi" et le "quelle activité" (ou autre précision) ne sont (à ma connaissance) actuellement adressés que par le "tagging libre" (l'application de libellés correspondants, comme pour un post dans un blog, ou une vidéo sur youtube). Mais ces taggings libres, même s'ils constituent un bon début, présentent l'inconvénient de ne pas lier la photo à un repère précis qui agrègerait tous les tags associés, à la manière dont le profil d'une personne agrège les photos dans lesquelles cette personne est taggée.
Un exemple pour éclaircir ce dernier point: avec Outdoors Republics, Un contenu publié sur votre plate-forme sociale habituelle pourra être taggé avec le sport et le lieu de pratique qui lui sont associés. Il sera ensuite possible de naviguer par sport et par lieu, pour retrouver les contenus (confidentiels si vous y avez accès, ou publics) sportifs qui vous intéressent.
J'espère avoir nourri votre réflexion sur le tagging des photos.
N'oubliez pas de bien vous arroser.
