Grand amateur de jeux de mot pourris, je n'ai pas pu résister à celui-là. Et voilà! Une statue avec l'annonce légale du dépôt des statuts de Sociabliz, dans le jardin 2.0. l'annonce paraîtra lundi 6 octobre dans le Parisien (uniquement en région parisienne). Précipitez-vous dessus, c'est un collector.
J'espère d'ailleurs que la une ne sera pas du type "La crise devient mondiale" ou "Finie l'économie". Pas que je sois superstitieux mais quand même...
La statue (car s'en est bien une, en métal et pas en plastique) est de Jeff Koons qui expose en ce moment à Versailles. Allez-y, ça rend la visite du chateau très marrante. Par contre, n'allez pas au château de Fontainebleau qui a organisé le même genre de rencontre "art moderne - mobilier ancien", c'est moins bien.
Sociabliz démarre donc officiellement son activité en ce début d'octobre (six mois après la fin de mon dernier cours à l'Essec, quatre mois après la transition du projet Outdoors Republics au projet Sociabliz) (d'ailleurs le projet Outdoors Republics reste en bonne position dans la boîte à idée de Sociabliz).
Vous pouvez découvrir Sociabliz sur un site web, un blog, et pour ceux qui ont la flemme d'aller lire tout ça, c'est une agence de marketing social qui se donne pour mission d'aider les services web, les marques et les entrepreneurs à pénétrer les réseaux sociaux pour en tirer le meilleur, en concevant et en développant les applications qui les propulseront sur facebook, Myspace et compagnie.
Mais Sociabliz, c'est surtout Christophe et Stéphane, deux développeurs d'application web récemment diplômés et assez courageux pour tenter l'aventure entrepreneuriale avec moi, et votre serviteur, récemment diplômé de l'Essec et assez fou pour ne pas céder aux sirènes de la finance (ah, non pardon, y'a pas de sirènes, que des alertes rouges) et du conseil.
Autres news en vrac: nous ne sommes plus à Cergy (merci encore à l'incubateur ESSEC ventures) et nous sommes désomrais hébergés à Paris par une belle et généreuse start-up. Je travaille ces jours-ci à la traduction de la Bible du Marketing Facebook de Justin Smith (Inside Facebook) dont Sociablog distribuera la version française! yeepee. Giftroom et Hello You sont en bonne voie.
A bientôt pour d'autres excitantes (je l'espère) nouvelles!
jeudi 2 octobre 2008
Premiers(e) Statuts(e) dans mon jardin!
mercredi 11 juin 2008
Monétisation des applications sociales: les applications de masse moissonnent petit mais beaucoup

Il ne vous aura pas échappé dans le bilan de l'Année Un de la plateforme de développement de Facebook que les applications de quelques acteurs trustent le top 10 des applications les plus populaires (la "popularité" étant mesuré exclusivement quantitativement ici). Comment va la vie économiquement pour ces développeurs d'applications massivement utilisées? C'est une question que vous vous posez peut-être et à laquelle je vais tâcher de vous répondre.
Tout d'abord, parlons de RockYou qui a une actualité intéressante. En effet, ils viennent de lever 35 millions de dollars d'investissement. Pour quoi faire?
Tout d'abord, revenons sur l'entreprise RockYou qui n'est pas née avec l'API Facebook: leur compétence pour la réalisation de widgets "sociaux" mais surtout "photo" est plus ancienne et s'était déjà manifestée sur Myspace entre autre. C'est magré tout avec leur exploitation opportune et judicieuse du lancement de l'API Facebook qu'ils ont vraiment décollé, atteignant aujourd'hui 85 millions d'utilisateurs et plus de 2 milliards de pages vues par mois. Une estimation au doigt mouillé en fonction de ce que j'ai pu lire sur différents blogs me fait dire qu'au moins 70% de cette activité se fait sur Facebook, le reste étant réparti entre les autres grands réseaux sociaux généralistes, et étant appelé à prendre plus d'importance (l'ouverture de ces derniers réseaux aux développeurs tiers est plus récente).
Problème: on sait que la publicité sur les pages "sociales" n'est pas très efficace (en terme de génération de clic, les gens ne cliquent pas dessus quoi). Pourquoi? Tout simplement, à mon avis, parce-qu'ils ne sont pas en recherche de service, ils sont en train d'interagir avec leurs amis et ils ont donc peu de motivation à interrompre cette interaction en cliquant sur un lien publicitaire. On me dit souvent "mais il n'y a pas de pub sur Facebook!". Si. Tout le temps. Mais on la voit moins. Et ce n'est à mon avis pas un problème de mise en page, mais un problème d'état d'esprit.
Malgré cela, quand on fait des milliards de pages vues par mois, même en vendant le CPM (coût pour mille affichages de publicités) très peu cher, on peut gagner beaucoup d'argent. Et pourquoi cette levée de fonds? Pour développer l'aspect plate-forme de publicité de leur business et mieux exploiter leurs milliards de pages vues. Un CPM très bas, c'est mal, mais c'est aussi un énorme potentiel de croissance.
Slide et Serious Business, responsables respectivement de Funwall et de Friends For Sale, ont aussi levé des fonds important pour une stratégie équivalente: générer des milliards de pages vues même si on connaît leur faible efficacité pour une marque qui désire communiquer ou un service web qui souhaite attirer de nouveaux utilisateurs. Même "pas grand chose", tant que c'est positif, multiplié par des milliards, ça devient "beaucoup".
Ces entreprises annoncent d'autre part qu'elles vont arrêter de lancer de nouvelles applications et se concentrer sur l'amélioration de celles utilisées par leur porte-feuille massif d'utilisateurs.
On peut lire entre les lignes qu'elles prévoient de fidéliser et de monétiser au mieux leur audience actuelle, laissant à d'autres l'effort de créer des applications innovantes et génératrices d'audience, pour les racheter grâce à cette même capacité à monétiser au mieux une audience a priori de faible qualité commerciale.
Cette stratégie de monétisation après-coup d'une audience de faible qualité est-elle la seule pour un développeur d'application?
Je ne le pense pas. En effet, les marques sont conscientes qu'une publicité qui ne touche que marginalement ceux qui la voient, même si cela fait du monde sur plusieurs milliards de pages vues, n'est pas un mode de communication efficace et qualitatif.
Or, la plupart des entreprises ont conscience aussi de l'importance et du potentiel des réseaux sociaux pour une communication moderne.
Il faut donc leur proposer un mode de communication alternatif à l'habituel bandeau publicitaire. Il faut leur permettre de ne plus interrompre l'interaction (raison à mon avis du faible résultat des bandeaux sur les réseaux sociaux), mais de la prolonger et de l'enrichir en devenant elles-mêmes des vecteurs de communication, grâce à des d'applications pensées pour favoriser l'interaction, qu'elles sponsoriseraient intégralement ou en partie, de manière cohérente avec leur produit.
Pourriez-vous devenir utilisateurs d'une application dédiée à une marque, si cette marque fait partie de votre univers et que l'application vous permet d'interagir avec vos amis autour de cet univers de marque?
exemple féminin: s'échanger ses coups de coeurs et ses écoeurements sur les dernières collections d'H&M.
Profitez du soleil.
jeudi 29 mai 2008
Protéger ses idées en les cachant?

C'est une interrogation récurrente: ne risque-t-on pas de se faire voler ses idées en les rendant publiques, dans des conversations, sur un blog ou en participant à un concours?
La polémique a été relancée sur la toile lundi quand Techcrunch.fr, la version française du célébrissime Techcrunch.com, blog d'actualité web, a proposé un concours d'idée de start up: "dans une vidéo de 30 secondes, décrivez une idée web originale et son business modèle". Dotation: un PC portable pour le premier, un caméscope pour le second, et une boîte de M&Ms pour le troisième.
Les idées devaient être déposées en commentaire.
Pourtant les premières dizaines de commentaires ne contiennent aucune idée, mais des débats fiévreux sur le risque de se faire voler son idée en l'exposant sur Techcrunch; risque jugé trop grand par rapport à la maigre opportunité de gagner un PC portable. Certains commentateurs allaient même jusqu'à accuser Ouriel Ohayon, responsable de Techcrunch.fr et auteur du billet, d'avoir organisé ce concours dans le but de se faire un porte-feuille d'idées originales à peu de frais.
Il est évident que ce concours n'était pas destiné à voler les idées des lecteurs de Teccrunch mais bien à promouvoir l'utilisation des commentaires vidéo introduits par Seesmic, la dernière start-up fondée par le célèbre blogger français Loïc Le Meur. Et quel sujet pourrait mieux inciter des lecteurs de Techcrunch à parler devant une caméra que des idées de start-up et des PC à gagner?
De toute façon, le format même de divulgation de l'idée (trente secondes en vidéo) diminuait le risque de se faire voler un business model original et béton.
Malgré tout, je voudrais profiter de cette "actualité brûlante" pour vous exposer ma position sur le sujet.
J'ai appris à penser que les idées ne s'épanouissent qu'au contact de la réalité, ne s'affinent que dans la discussion avec d'autres.
Garder ses idées pour soi, c'est prendre le risque de ne jamais les voir dépasser le stade embryonnaire, de couver éternellement des idées non abouties.
Si quelqu'un veut vous voler une idée, c'est qu'elle est bonne, et c'est déjà bon signe pour vous.
Comme le disait un professeur d'initiation à l'entrepreneuriat à l'ESSEC, "We welcome competition". Les voleurs d'idées ne doivent pas être source d'agacement ou de peur, ils doivent être source de motivation et vous inciter à tirer le meilleur de votre idée.
Enfin, il me semble que ce n'est pas tellement l'idée "one-shot" qui a de la valeur, mais le flux d'idée, la mémorisation et la synthèse de ses idées et de celles des autres pour élaborer de nouvelles idées.
Nous sommes tous des voleurs d'idées, car nos idées viennent de nos échanges et s'affinent dans les échanges.
N'empêche que j'avais une bonne idée pour gagner un PC portable et que je n'ai pas pu participer parce-que Seesmic ne voulait pas marcher sur mon mac.
Et vous? Préférez-vous faire pousser vos idées en éprouvette ou les planter dans un jardin pour qu'elles profitent de l'eau, du soleil et du vent, au risque de se faire parasiter?
lundi 19 mai 2008
Friendly travels, annonce

Laissez-moi vous présenter en ce lundi matin ensoleillé une application Facebook que vous devriez bientôt voir débarquer sur vos profils (si vous avez un profil et si vous avez déjà voyagé avec un ami). Elle se nomme Friendly travels (pas de lien, il reste encore quelques détails à régler avant de la mettre en ligne).
C'est une petite application toute simple sur laquelle nous travaillons avec les talentueux développeurs que sont Stéphane Akkaoui et Christophe Cholot. Le but de ce petit projet est d'évaluer l'efficacité de notre travail commun en vue d'une future collaboration. Pour l'instant, les choses se passent bien, dans la joie et la bonne humeur en plus, ce qui ne gâche rien.
Cette application, à contre-pied des applications de voyage dominantes comme Where I've been, Cities I've visited ou My travels, ne vous proposera pas seulement d'exposer sur votre profil la liste des endroits que vous avez visité (whaou, quelle classe, tu as parcouru 22% du monde!), mais elle vous permettra de dire avec quel(le)(s) ami(e)(s) vous avez voyagé, dans quel pays et quand. Ces ami(e)s auront bien sûr la possibilité de confirmer ou pas cette information avant qu'elle ne soit exposée sur les profils.
Les utilisateurs de cette application auront ainsi la possibilité de se remémorer leurs souvenirs de voyage et d'associer les amis avec lesquels ils ont voyagé à ces souvenirs.
Cela ressemblera à peu près à cela sur votre profil:
Pour aller plus loin, imaginons des fonctionnalités additionnelles qui pourraient se greffer sur cette application. Par exemple, chaque voyage pourrait se voir attribuer une page créée automatiquement (pourquoi pas une page d'event?), sur laquelle les co-voyageurs pourraient ajouter leur meilleur et pire souvenir, leur meilleure et pire photo, se remémorer des anecdotes sur un wall dédié, et que sais-je encore?
Mais c'est une autre histoire de toute façon, et nous avons encore du pain sur la planche!
Profitez bien du soleil.
lundi 28 avril 2008
Outdoors republics

En toute logique, voici pour commencer ce blog la présentation du projet sur lequel je travaille actuellement :
Outdoors Republics, l'outil social des sportifs de plein air, et leur agent de micro-sponsoring.
Outdoors Republics permettra aux sportifs de plein air de se retrouver autour de leurs élements, leurs sports et leurs lieux de pratiques communs. Ceci se fera soit par le site "mère", soit au travers des réseaux sociaux déjà utilisés par ces sportifs (facebook, myspace...)
Ils pourront créer les profils des lieux qu'ils fréquentent, partager leurs agendas pour prévoir leur sorties, se donner des conseils, des bons plans et diffuser leur photos, vidéos et textes.
Ils pourront aussi devenir fans des membres dont ils apprécient le contenu pour être tenus au courant de leurs activités.
Les membres qui auront le plus de fan pourront alors se voir proposer des contrats de micro-sponsoring par les marques de leur univers, et ainsi être rémunérés (en argent, bon d'achats ou réductions) pour leur activité dans les républiques du plein air!
Etat du projet: je travaille actuellement à plein temps sur ce projet. Je suis incubé depuis la semaine dernière par l'incubateur de l'ESSEC, ce qui me permet de travailler dans un vrai bureau, à Cergy, et me change des journées passées dans mon salon, à ne voir personne en bossant tout seul sur mes présentations powerpoint. J'ai aussi accès à un téléphone, et à des services de reprographie pour imprimer des plaquettes et des belles cartes de visite, mais comme mon logo n'est pas encore définitif...
Pour ce qui est du développement, je suis en contact avec deux informaticiens aux âmes d'entrepreneurs et j'espère que nous trouverons bientôt un accord qui nous permettra démarrer le travail de production.
Le travail de graphisme devrait débuter bientôt, soit avec une graphiste freelance dont j'attends des nouvelles, soit en passant par une web-agency.
Et le plus important... les clients!? Et bien on m'a donné des contacts chez quelques équipementiers célèbres habitués aux problématiques de sponsoring mais je peaufine encore mon offre avant de lancer la prospection proprement dite.
Je crois beaucoup en ce projet pour au moins deux raisons: d'une part les sports de plein air et les réseaux sociaux sont deux secteurs en plein essor, et d'autre part, le micro-sponsoring est nécessairement appelé à devenir prépondérant dans l'ère des réseaux qui est la nôtre.
Allez, je me remets à mes maquettes!
Arrosez-vous bien
