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mardi 19 août 2008

YouRSS, des fluxs à emporter


Pour le retour de vacances, un billet sur un sujet pas vraiment social mais vraiment 2.0.

Vous connaissez sûrement les flux RSS. Ces flux, qui sont une des clefs de voûte du web 2.0, permettent de recevoir les dernières modifications d'un site web, les nouveaux résultats d'une recherche données et surtout les derniers billets publiés dans un blog directement dans un lecteur de flux RSS en s'y abonnant, tout simplement.

Le lecteur de flux RSS devient donc le tableau de bord du web, et la porte d'entrée vers les dernières publications des auteurs que l'on suit.

Netvibes, fondée par le français Tariq Krim, fut une des entreprises pionnières de cette technologie et propose encore un lecteur de flux performant. Je suis pour ma part passé à Google reader qui présente l'énorme avantage de permettre de rechercher dans l'ensemble des flux que l'on a reçus. Récemment a été lancé Regator.com, qui aurait pour point fort de proposer des flux pouvant potentiellement intéresser l'utilisateur en fonction de ses habitudes de lecture et de proposer des listes de flux intéressantes pour "débuter" sur un sujet (l'automobile, la mode...).

Pour ce qui est de l'actualité, on peut noter que Google a aujourd'hui lancé Google Adsense pour les flux RSS, permettant ainsi aux bloggeurs qui pourraient croire que leur blog leur échappe par ces canaux (celui qui lit les billets dans un lecteur de flux a moins de chance de venir réellement sur le blog) d'intégrer des publicités contextuelles directement dans leurs flux.

Mais venons-en à ce qui m'a poussé à vous parler ici des flux RSS.

Comme je travaille à Cergy et que je vis à Paris, je passe au moins deux heures par jour dans les transports en commun. Or il se trouve que je passe bien une heure par jour à consulter mon lecteur de flux, à l'affût des nouveautés et des idées révolutionnaires (ou au moins originales). Quel est donc le service qui me manque? Une application couplée à mon lecteur de flux, capable d'exporter tous les billets que je n'ai pas encore lus (priorisés en cas d'afflucence trop importante de nouveauté pour ne pas me faire imprimer un bottin) et de les mettre en page efficacement (c'est-à-dire de manière lisible et en économisant au maximum le papier) pour que je puisse les imprimer au réveil et les lire dans les transports sans avoir besoin d'équipement perfectionné comme un iphone ou un kindle. Etre capable de composer mon propre magazine en somme.

Et puis, si l'on va par là, le service pourrait permettre à ses utilisateurs de proposer leur cocktail d'info perso, et tous ces "magazines" seraient triés par sujet, par technicité et notés par leurs lecteurs. faire de chacun un rédacteur en chef, sélectionnant son équipe de rédacteurs parmi les bloggeurs.

Aimeriez-vous remplacer votre Métro ou votre Direct Matin par un paquet de feuilles couvertes de flux RSS?

Moi oui! Même si il y a aussi la littérature, n'oublions pas la littérature, et le Canard Enchaîné du mercredi, résistant irréductiblement à toute numérisation.

PS: juste à droite, là, vous pouvez vous inscrire au flux RSS de Jardinage 2.0 si ce n'est pas encore fait

mercredi 23 juillet 2008

Social bookmarking entre amis


Connaissez-vous digg.com? C'est un des sites de "social bookmarking" les plus célèbres. Qu'est-ce donc que le "social bookmarking"? Les sites de social bookmarking permettent à leurs utilisateurs de proposer les liens qu'ils trouvent intéressants et de donner leur avis sur l'intérêt des liens que les autres utilisateurs proposent. Les liens qui recueillent le plus d'avis positifs apparaissent en première page. C'est donc une manière de trier collectivement l'information pour extraire les liens les plus intéressants.

Digg.com a rapidement attiré un trafic énorme (le site a été lancé en 2004 à titre d'expérience) et atteindre sa page d'accueil est une garantie de pic de trafic pour un blog ou un site web (nombreux sont ceux qui tentent d'en perce rles mécanismes pour s'assurer une place au sommet). D'autres ont réussi à ce faire un nom comme stumbleupon.com et del.icio.us (intéressante adresse web en ".us" à propos, dont le principe a été repris de nombreuses fois, une bonne idée en ".fr"?). Et une nuées de sites de social bookmarking du même genre ou de niche ont vu le jour (voir cette liste).

Si je vous en parle aujourd'hui, c'est parce-qu'il est désormais quasiment officiel que Google rachète digg.com pour 200 millions de dollars à ses fondateurs (l'expérience a fonctionné!).

C'est aussi parce-qu'il me semble qu'il y a là quelque-chose à creuser (creuss.fr! hehe! c'est moyen comme blague mais le domaine est disponible si cela vous intéresse), quelque-chose à creuser, donc, en terme d'exploitation du graphe social.

Il est déjà possible (et recommandé) de partager des liens sur Facebook, mais il manque une application pour classer (par catégorie et par qualité) et noter tous les liens postés auquel on a accès (car on peut régler la confidentialité de chaque lien que l'on poste, pour certains amis, certains réseaux, tous nos amis, ou tout le monde). Je pense qu'en mettant en place de telles fonctionnalités, on augmenterait l'incitation à cliquer sur les "share this on Facebook" qui fleurissent un peu partout.

Peut-être pourra-t-on m'objecter que la masse des amis (de 30 à 500 en moyenne) n'est pas suffisante pour générer du contenu intéressant de manière régulière.

Aimeriez-vous pouvoir approuver ou non l'intérêt des liens postés (de manière anonyme et sans volonté de nuire bien sûr) que vous voyez passer dans votre News feed? Et retrouver sur une seule page tous les liens postés sur votre réseau, classables par catégorie et par intérêt?

Nota bene: aucune idée de la faisabilité d'une telle application, mais je penche plutôt vers l'infaisabilité avec l'API telle qu'elle est aujourd'hui.

Update: Google a finalement retiré son offre d'achat au dernier moment. N'auraient-il pas apprécié le partenariat avec un Facebook plutôt Microsoftien (1,6% de Facebook est possédé par Microsoft et Microsoft a un accord de publicité et de recherche sur Facebook) annoncé lors du f8?

mardi 15 juillet 2008

Fabriquer sa propre application sans peine


Ce week-end, au détour d'un clic sur Facebook, Je suis tombé sur des applications plutôt intéressantes : Gift app builder et GiftCreator.

Ces applications permettent à n'importe qui, en quelques clics bien guidés, de fabriquer son application de cadeau (de type Free gifts) personnelle, d'y uploader les cadeaux qu'il veut, et d'inviter ses amis à installer l'application pour commencer à s'échanger les cadeaux en question.

Vous pouvez donc devenir développeur sans taper la moindre ligne de code.

Moi qui n'ai pas les compétences pour coder une application Facebook, j'ai pu créer une application "Chez Momo", du nom de l'épicerie associative de l'ESSEC dont j'étais (suis, "Momo un jour, Momo toujours") membre et (essayer d') uploader des images de twix, de bolinos et de kinders pour que les membres et habitués de l'association puissent s'échanger ces symboles de l'association et de l'amour.
Je dis bien "essayer de" car malheureusement, à cette étape là, l'application qui fonctionne jusque-là très bien a un bug, et les uploads de cadeaux n'aboutissent jamais. C'est pourquoi je ne vous mets pas de lien vers l'application "Chez Momo". Il n'y a encore aucun cadeau à donner!

Ce qui est intéressant bien sûr pour les (vrais) développeurs de ces applications, c'est que, sur toutes les pages des ces applications de micro-niches créées par des enthousiastes pour de petits groupes, ils peuvent afficher leurs propres publicités, et donc générer des revenus assez élévés car ces applications, en quelque sorte, s'adaptent toute seule à toutes les micro-niches (il suffit d'un enthousiaste avec une idée et quinze minutes à perdre).

Il y a donc d'autres applications de construction (ou plutôt d'adaptation à un contexte précis) des applications les plus célèbres (pas forcéments les meilleures...) à créer.

Ainsi, s'il existe des variations très nombreuses autour du fameux poke (dont Office Poke de Microsoft, un beau succès de pénétration d'une marque sur les réseaux sociaux), il n'existe pas de "Poke app builder". Je suis pourtant sûr que vous auriez une idée d'application de poke spécialisée pour un groupe d'amis à vous, une association, une école, une entreprise...

Que dire d'un "Quizz app builder", il n'y en a pas assez!

Un "Viral app builder"? Vous vous souvenez des Zombies et des vampires (je crois qu'ils ont finalement disparu), une application de fabrication d'applications de cette sorte pourrait les faire revenir sous une forme beaucoup plus familière! ("Vous venez d'être mordu par une fraise tagada"..)

Enfin, que diriez vous d'un "Dating app builder". Pour faire fabriquer des applications de rencontre de niche (application de dating des amoureux des arbres, application de dating des habitants de Dijon...)

Est-ce bien éthique vous demandez-vous? Cela ne risque-t-il pas de rajouter encore de la pollution dans un panel d'applications déjà fort pollué?

C'est possible.
Mais on peut aussi penser que cela rapprochera les applications des gens puisque se seront toujours des amis à eux, ou des gens proches d'eux et de leurs préoccupations qui les auront fabriquées. Ces applications sortiront rarement d'un cercle restreint de personnes très contentes de partager leur poke customisé.

Avez-vous une idée d'adaptation du poke, des cadeaux, des applications virales ou des quizzs? Aimeriez-vous que désormais, même vos amis non-développeurs puissent fabriquer ce genre d'applications pour vous amuser (ou vous harceler)?

lundi 30 juin 2008

Ajouter Wall-e à mes amis imaginaires


J'attends avec impatience la sortie du prochain Pixar "Wall-e". D'une part parce-que j'adore Pixar, d'autre part parce-que j'aime bien les robots, et enfin parce-que je suis complètement sous le charme du "waall-eeee" électronique qu'a concocté un spécialiste des sons qui fut responsable des effets sonores de E.T. et des robots de Star Wars, ce qui n'est pas un mince CV pour un soniste.

Alors, pour pouvoir vous en parler ici je pourrai me contenter de vous livrer ce fait: les studios Disney-Pixar ont eu la bonne idée de fournir aux utilisateurs de Facebook quelques centaines de milliers de "gifts" gratuits représentant Wall-e, permettant ainsi à des centaines de milliers de gens de recevoir une figurine virtuelle à exhiber fièrement sur leur wall(-e, hehehe!). C'est certainement une action de communication efficace, et je me demande d'ailleurs combien Facebook facture ce genre d'opération. Sûrement pas 1 dollar le cadeau, mais j'imagine que l'addition est quand même salée.

Pour aller plus loin, demandons-nous quelle autre campagne imaginer pour un lancement comme celui de wall-e?

J'ai une idée d'application qui pourrait être le terrain idéal pour le marketing des films, jeux vidéos et autres fictions (les livres?).

Une application "amis imaginaires" ou "fantasy friends" en anglais, qui permettrait à l'utilisateur de devenir imaginairement ami (donc au sein de l'application, pas réellement sur Facebook) avec des personnages de toute sorte, de l'homme de six mètres de haut, à un troll de la forêt, en passant par Wall-e, qui raconteraient leur histoire par l'intermédiaire d'albums photos et de status updates pré-programmés pour être envoyés à l'utilisateur régulièrement à partir du début de leur amitié imaginaire.

Ensuite, les utilisateurs pourraient noter les amis imaginaires et découvrir les amis imaginaires que leurs amis (les vrais) ont aimé.

Un Facebook bis à l'intérieur de Facebook, pour se faire raconter des histoires imaginaires, plutôt que de seulement suivre les histoires réelles de nos amis de chair et d'os.

Deviendriez-vous amis avec Wall-e si vous le pouviez sur Facebook? Pensez-vous qu'on peut raconter des histoires avec des status update et des photos (ou illustrations)? "Ecrireriez"-vous de telles histoires si l'on vous en donnait les moyens et en partageait avec vous les revenus?


Tout cela me donne envie d'aller au cinéma!

mercredi 18 juin 2008

Et si l'on choisissait notre système métrique?


J'ai découvert aujourd'hui (grâce à ce billet) une application web très sympathique, qui permet, outre de faire la conversion entre les unités de mesures classiques, de convertir les mètres, kilos et autres unités galvaudées en équivalents-objets beaucoup plus rigolos.

Par exemple, comme vous pouvez le voir sur l'image, je ne pèse plus 72 kilos (aux dernières nouvelles...) mais 4 fours à micro-onde, ce qui est nettement plus chic.

Cet intéressant SensibleUnits.com possède une autre fonctionnalité pratique: on peut saisir par exemple "1 France", et il nous indique que cela représente 1,8 Italie(s?) et 6 Portugals (portugaux?). Un outil qui plaira certainement aux professeurs de géographie et aux journalistes qui aiment à introduire les grands pays en disant "ce territoire, grand comme x fois tel pays...", et ils sont nombreux.

J'avais rencontré un même genre de système métrique baroque dans une présentation de l'entreprise Michel et Augustin (les petits biscuits et les yaourts à boire) où leur chiffre d'affaire était exprimé en Kangoos.

Si je vous parle de tout ça, ce n'est pas seulement parce-que je pense que cela vous distraira, c'est aussi parce-que j'en tire la conclusion que mettre en place son propre système métrique est un moyen original de fédérer une communauté.

Que diriez-vous d'une application sociale vous permettant de créer (ou d'adhérer à) un nouveau référentiel pour les mesures de distance, poids, surface, prix, etc.., de voter pour vos préférés et d'exhiber fièrement sur votre profil votre propre grille de mesure du monde?

Cela ne vous ferait-il pas un peu rire de découvrir sur le profil social d'une marque un outil pour convertir le monde dans un référentiel proposé par la marque (une surface convertie en nombre de tartines de nutella, un poids converti en nombre d'ipods nano...)?

Des propositions de systèmes métriques? Plantez-les dans le potager des commentaires (je ne sais pas ce qui ce passe mais rien ne pousse ces derniers temps, aidez moi!).

vendredi 30 mai 2008

Le record du monde de Firefox


Vous connaissez sûrement Firefox, le navigateur qui est monté très vite et est maintenant l'un des navigateurs web les plus utilisés.

Rassurez-vous, ce billet n'a pas pour objectif de décrire les qualités et défauts de Firefox par rapport à ses concurrents. Je ne suis d'ailleurs pas spécialiste du sujet (quoique... les nombreux modules complémentaires disponibles pour Firefox en font un outil beaucoup plus personnalisable que les autres navigateurs).


Ce qui nous amène à parler de Firefox ici, c'est que dans le courant du mois de Juin (la date exacte n'a pas encore été communiquée) va sortir sa très attendue version 3. Pour communiquer sur ce lancement, la Mozilla Fondation a eu l'idée intéressante d'annoncer qu'elle va battre record du monde de téléchargement d'un logiciel en 24 heures, avec Guiness Book des records et tout le toutim. Évidemment, comme il n'y a pas de précédent mesuré officiellement, ils ne risquent pas de se rater. Mais étant donné la manière dont avait été accueilli Firefox 2, il y a fort à parier que le record que la Mozilla Fondation va établir sera difficile à battre, même en réunissant autant de monde que sur l'illustration de ce billet (réalisée avec Superlame, un efficace petit site pour rajouter du texte sur vos images).

Les gens sont toujours motivés pour participer à des records (pensez à Bienvenue chez les Chtis...), et je pense que cette initiative sera couronnée d'un grand succès. Mais pourquoi ne pas permettre à l'internaute aussi social que vous et moi de participer à ce record?

Comment?

Tout simple, une petite application facebook (ça alors!) qui n'aura d'utilité que pour ce jour de record. Elle permettra à chacun d'inviter tous ses amis à participer au record, avec suivi en temps réel du nombre de téléchargement, et statistique de participation de notre graphe social. Les utilisateurs de cette application pourront ensuite afficher fièrement sur leur profil un badge du type "j'ai convaincu 92% de mon réseau de télécharger Firefox 3 pour battre le record!".

Je vous tiendrai au courant quand la date de sortie définitive de Firefox 3 sera dévoilée.

D'ici là, photosynthétisez, le soleil revient!

jeudi 29 mai 2008

Protéger ses idées en les cachant?


C'est une interrogation récurrente: ne risque-t-on pas de se faire voler ses idées en les rendant publiques, dans des conversations, sur un blog ou en participant à un concours?

La polémique a été relancée sur la toile lundi quand Techcrunch.fr, la version française du célébrissime Techcrunch.com, blog d'actualité web, a proposé un concours d'idée de start up: "dans une vidéo de 30 secondes, décrivez une idée web originale et son business modèle". Dotation: un PC portable pour le premier, un caméscope pour le second, et une boîte de M&Ms pour le troisième.

Les idées devaient être déposées en commentaire.

Pourtant les premières dizaines de commentaires ne contiennent aucune idée, mais des débats fiévreux sur le risque de se faire voler son idée en l'exposant sur Techcrunch; risque jugé trop grand par rapport à la maigre opportunité de gagner un PC portable. Certains commentateurs allaient même jusqu'à accuser Ouriel Ohayon, responsable de Techcrunch.fr et auteur du billet, d'avoir organisé ce concours dans le but de se faire un porte-feuille d'idées originales à peu de frais.

Il est évident que ce concours n'était pas destiné à voler les idées des lecteurs de Teccrunch mais bien à promouvoir l'utilisation des commentaires vidéo introduits par Seesmic, la dernière start-up fondée par le célèbre blogger français Loïc Le Meur. Et quel sujet pourrait mieux inciter des lecteurs de Techcrunch à parler devant une caméra que des idées de start-up et des PC à gagner?

De toute façon, le format même de divulgation de l'idée (trente secondes en vidéo) diminuait le risque de se faire voler un business model original et béton.

Malgré tout, je voudrais profiter de cette "actualité brûlante" pour vous exposer ma position sur le sujet.

J'ai appris à penser que les idées ne s'épanouissent qu'au contact de la réalité, ne s'affinent que dans la discussion avec d'autres.

Garder ses idées pour soi, c'est prendre le risque de ne jamais les voir dépasser le stade embryonnaire, de couver éternellement des idées non abouties.

Si quelqu'un veut vous voler une idée, c'est qu'elle est bonne, et c'est déjà bon signe pour vous.

Comme le disait un professeur d'initiation à l'entrepreneuriat à l'ESSEC, "We welcome competition". Les voleurs d'idées ne doivent pas être source d'agacement ou de peur, ils doivent être source de motivation et vous inciter à tirer le meilleur de votre idée.

Enfin, il me semble que ce n'est pas tellement l'idée "one-shot" qui a de la valeur, mais le flux d'idée, la mémorisation et la synthèse de ses idées et de celles des autres pour élaborer de nouvelles idées.

Nous sommes tous des voleurs d'idées, car nos idées viennent de nos échanges et s'affinent dans les échanges.

N'empêche que j'avais une bonne idée pour gagner un PC portable et que je n'ai pas pu participer parce-que Seesmic ne voulait pas marcher sur mon mac.

Et vous? Préférez-vous faire pousser vos idées en éprouvette ou les planter dans un jardin pour qu'elles profitent de l'eau, du soleil et du vent, au risque de se faire parasiter?

mercredi 28 mai 2008

Facebook dans le monde


Pour continuer notre exploration de la population Facebook, grâce à ce petit outil que j'aime beaucoup (il suffit de renseigner une adresse web au pif), nous allons découvrir aujourd'hui le top 20 des pays qui ont le plus de membres sur Facebook, qui sera suivi, car je n'ai pas bâclé mon travail, du top 20 des pays où le taux de pénétration de facebook est le plus important (nombre de comptes Facebook/ population globale du pays).

La suite a déménagé! elle est désormais disponible sur Sociablog, le blog du marketing social de l'agence Sociabliz.

jeudi 22 mai 2008

Copropriété d'art


Pour continuer dans le sens du post sur la propriété partagée, il m'est venu à l'esprit que ce type de service s'adapterait bien à l'investissement dans l'art.

En effet, co-investir dans l'art permettrait, d'une part, d'avoir une collection tournante et donc de ne pas toujours voir les mêmes tableaux, et d'autre part, de diversifier son porte-feuille, comme on dit en finance, et de diluer ainsi le risque d'un mauvais investissement.

Ce genre de service devrait être associé à un service de galeriste classique (suivi des "marchés" de l'art, et découverte de valeurs montantes) et pourrait peut-être fluidifier ce marché complexe à analyser, par des transactions plus fréquentes et moins contraignantes car seulement virtuelles (le problème du transport des oeuvre est à prendre en compte).

J'avoue ne rien connaître au marché de l'art mais, justement, il me semble que par ce genre de service, on pourrait attirer le profane vers la possession, au moins partagée, d'oeuvres d'art.

Y'a-t-il un(e) galeriste dans l'assistance pour nous apporter ses lumières sur cette idée?

Engrais(s)ez-vous bien!

mardi 20 mai 2008

L'idée verte, pouvoir d'achat et 2.0 du jour, la possession partagée


Il y a pas mal de biens de consommations dont nous n'avons pas besoin tous les jours. Pourtant, si nous voulons les avoir à disposition, il nous faut les acheter plein tarif et les posséder à 100%, tous les jours que dieu (ou quiconque chargé de les faire) fait.

Zilok propose une solution: plutôt que d'acheter ce dont vous avez besoin, louez-le à votre voisin, qui l'aura mis en location sur internet puisque, voyez-vous, il n'en a pas besoin tous les jours et se ferait une joie de rentabiliser un peu son investissement.

On pourrait aller plus loin.

Pourquoi ne pas créer un site sur lesquels les biens de consommations (la saison 6 des sopranos, un fer à repasser, etc...) seraient achetés par parts: j'achète 30% d'un fer à repasser, et je l'ai à disposition 30% du temps, avec un système de géolocalisation pour ne pas posséder en copropriété un fer à repasser qui se trouve à deux heures de route de chez soi, un système d'agenda pour organiser la circulation et mesurer le juste partage du temps de jouissance du bien, un système de notation des copropriétaires pour éliminer les sagouins qui raient les DVD et, tenez-vous bien c'est énorme, un système de valorisation continue du bien pour que chacun puisse céder ses parts d'un bien quand il n'en a plus besoin.

Oui mais comment valoriser un bien en temps réel? Laissez-moi vous présenter Ztail, un nouveau service web qui propose à ses utilisateurs de présenter aux autres leurs biens pour qu'ils en donnent une estimation de prix. S'ils parviennent à une masse critique d'utilisateurs (ils ont une application facebook), et s'ils s'avèrent capable de pondérer les propositions en fonction de l'expertise d'un utilisateur (mesurée en fonction de l'écart de ses propositions précédentes avec la moyenne, pour une catégorie donnée), les gens qui sont derrière Ztail pourraient bien avoir en main un outil fiable de valorisation, qui pourra servir de base à la bourse des biens de consommations décrite plus haut.

Je suis pressé d'acheter 15% de la saison 4 des sopranos, pour l'avoir un soir par semaine. Puis de pouvoir revendre ma part au prix du marché quand j'aurais fini tous les épisodes. On pourrait appeler ce service "shareusers", sur le modèle de "shareholders". J'ai un meilleur nom mais je ne vous le dis pas, il est disponible et j'ai déjà acheté mon domaine du mois de mai. Je vous le dirai en juin, si je n'ai pas une meilleure idée d'ici là.

Et bien sûr, une telle mutualisation des biens de consommations se fera plus facilement entre amis, entre gens qui se connaissent sur Facebook, Myspace ou autre. Autrement dit, il faudra forcément une application sociale pour soutenir ce service.

Je ne voudrais pas finir sans vous parler de We have a dream, un site français que j'ai découvert ce matin parce-qu'un de mes amis est devenu fan de leur page facebook. Eux proposent carrément de mutualiser les rêves et de les rendre accessibles par le nombre. C'est une idée intéressante, et certains projets s'appliquent bien au concept, comme par exemple l'organisation d'un concert spécial. Dommage, ils n'ont pas d'application sociale...

Sur ce, je vous souhaite beaucoup de verdure.

jeudi 15 mai 2008

Dépôt de domaine du mois: Subtilt.com


Pour information, je m'autorise un dépôt de domaine par mois. Huit euros, le prix d'une pinte de bière dans beaucoup de bars parisiens, un moment de bonheur geekesque...

J'utilise pour chercher les noms disponibles le splendide moteur Domize. Ne cherchez pas, il n'y a pas mieux.

J'ai réfléchi hier soir à un outil de sous-titrage collaboratif de vidéos.

L'idée ne serait pas de proposer les fichiers de sous-titres pour les séries et films téléchargeables, d'autres s'en occupent, et ils le font bien.

Ce serait plutôt pour les petites vidéos, trouvées sur Youtube ou Dailymotion, qu'on a envie de partager avec ses amis. Mais comment partager une vidéo qui est dans une langue que l'on maîtrise mais que nos amis ne maîtrisent pas?

En quelques instants, grâce à Subtilt.com, on propose ses sous-titres, et on peut envoyer la vidéo sous-titrée à nos amis. Ensuite ce sous-titre peut être noté, modifié, etc...
On pourrait même utiliser cet outil pour commenter des vidéos.

Subtilt.com était disponible, je me suis jeté dessus. Il y a tout dans ce nom. d'abord, c'est très proche de "sous-titre" en anglais, "subtitle", ensuite, il y "Tilt" dedans. et "Tilt", c'est l'idée, la simplicité, la rapidité!

miam...

update: Aujourd'hui 29 août, Youtube a lancé un service d'annotation de vidéos qui autorise ce genre de sous-titrage. Reste que ce service permet toutes sortes d'annotations (et d'ajout de spam publicitaire sur les vidéos) et ne structure pas vraiment une communauté de sous-titreurs dans des langues diverses. Par contre, on peut imaginer que cette technologie pourra un jour être accessible via l'API de Youtube. J'y crois encore suffisemment pour garder mon nom de domaine!