
Quand on parle des "réseaux sociaux", on fait souvent suivre cette mention par "comme Facebook, Myspace et d'autres". Mais plutôt que de les définir par l'exemple, essayons de revenir aux fondamentaux de ce que sont les réseaux sociaux.
Les réseaux sociaux, ce n'est pas Facebook, Myspace ou Linkedin. Les réseaux sociaux sont l'organisation de notre communication.
Comment notre communication est-elle organisée?
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mardi 29 juillet 2008
Fondamentaux d'un réseau social et réseaux "naturels"
jeudi 10 juillet 2008
Lively par Google: "Suiiis, les mondes virtuels..."

(titre à lire sur l'air des Mondes engloutis)
On commençait à moins parler de Second Life et voilà que Google surprend son monde (même si une partie du monde joue comme d'habitude à "haha, je le savais, c'était certain") en sortant son propre monde virtuel nommé Lively.
Pour y accéder, il faut installer un plug-in qui ne fonctionne pour l'instant que sous Windows, ce qui, par exemple, m'en interdit l'accès. C'est l'esprit Google, "work always in progress", donc le plug-in pour Mac ne devrait pas tarder à pointer le bout de son nez.
Que peut-on faire dans ce monde virtuel? On peut créer sa propre pièce, y afficher du contenu web (pour l'instant limité à certains sites, mais des sociétés tierces en accord avec Google semblent déjà en mesure de rendre n'importe quel contenu accessible), afficher cette pièce sur son site web, son blog, (bientôt son profil social), y inviter ses amis, leur serrer la main, et tailler le bout de gras assis dans un canapé en regardant des vidéos sur Youtube, tout comme dans la vraie vie quoi...
Et à quoi bon? Je me le demande un peu aussi. Mais étant donné le succès des Sims et autres Animal Crossing, il y a fort à parier que de nombreux internautes se prendront au jeu de la personnalisation de leur propre espace en 3D d'autant que c'est apparemment très accessible et que la bibliothèques d'objets (gratuits pour le moment) semble bien fournie.
Il n'est pas encore possible de créer ses propres objets, mais comme Google possède aussi le logiciel de modélisation 3D Sketchup, on peut sans trop se mouiller dire que ça ne saurait tarder.
Il n'y a pas non plus encore de monde "global". On peut seulement visiter des pièces sans unité. Mais là encore, quand on pense à Google-earth, sur lequel des bâtiments en 3D peuvent déjà être créés, et à Google Streetview, qui permet de se promener dans les rues presque comme si on y était (cela devrait bientôt être accessible pour Paris, je vous tiens au courant dès que j'en sais plus), on se dit que le mix des trois permettra(it) de créer un joli monde parallèle.
Je reste personnellement perplexe par rapport à l'utilité possible de ce genre de monde virtuel, mais je ne nie pas le potentiel de divertissement assez important qu'ils ont.
Peut-être que pour le e-learning (enseignement à distance par internet), ce genre d'interface enrichira notablement l'expérience des salles de classe virtuelles.
Bien, mais quelles applications sociales? A mon avis pas grand-chose de plus que celles que peuvent offrir les réseaux sociaux actuels. Les mondes virtuels offrent seulement une nouvelle interface, ils n'apportent pas de contenu supplémentaire, ni d'interactions réellement novatrices. Par contre, par rapport à la vrai vie, les gens sont étrangement plus beaux... (cf. illustration).
Alors? Interface bling-bling sans augmentation de la richesse du contenu ou avenir de la navigation web? Un peu des deux mon cher mulot. Car certains contenus, même sans être enrichis, seront sûrement particulièrement mis en valeur par cette interface.
Qu'en pensez-vous?
lundi 7 juillet 2008
Navigation linéaire + publicité contextuelle, navigation sociale + quoi?

Le fait d'avoir un accès permanent à notre graphe social en ligne change-t-il notre manière de naviguer?
Je pense qu'il y a une navigation "classique", que j'appellerai linéaire, centrée sur l'information, et qu'il y a une navigation "nouvelle", sociale, centrée sur les profils sociaux.
Je vais essayer de vous montrer ici pourquoi la publicité classique par liens contextuels n'est pas aussi efficace sur les web-surfeurs sociaux qu'elle ne l'est sur les web-surfeurs linéaires.
Voyons d'abord ce qu'est la navigation linéaire. Elle se déroule comme ceci:
Je commence à naviguer avec une recherche.
J'obtiens des liens vers des pages contenant des informations en rapport avec ma recherche.
Je clique sur ces liens.
J'atterris sur des pages qui contiennent des liens vers d'autres pages.
Je clique sur un de ces liens...
Et ainsi de suite. On voit ici que la navigation se fait au fil de l'information, on surfe par proximité de contenu en quelque sorte.
Il est facile de comprendre pourquoi dans une telle navigation la publicité par liens contextuels est très efficace: elle est tout simplement naturelle, un lien contextuel, ce n'est rien d'autre qu'un lien de plus vers de l'information pertinente par rapport à la ligne d'information que je suis.
Voici un petit schéma de la navigation linéaire:
C'est le métier principal de Google de proposer des liens publicitaires le plus pertinents possibles à tout moment de la navigation (les liens sponsorisés immédiatement après la recherche, et les liens contextuels de Google adsense que vous pouvez voir sur de nombreuses pages web) et ils le font très bien.
Pourtant, l'on constate que l'efficacité de ce type de publicité (le pourcentage de liens contextuels cliqués par rapport au nombre de liens affichés) chute de manière drastique quand elle est placé sur les sites sociaux comme Facebook ou Myspace.
Pourquoi? Parce-que sur ces sites et à partir de ces sites, l'internaute ne navigue pas de la même façon.
Le navigateur social ne commence pas avec une recherche.
Il se connecte à son profil.
Son profil lui permet de communiquer avec son graphe social, d'interagir en groupe, et de se renseigner sur l'ensemble de l'actualité de son graphe.
Dans ce flux de données, il y a de nouveaux profils à découvrir, et des informations recommandées.
Ces nouveau profils, ces informations, le navigateur social peut à son tour les recommander, les soutenir en devenant ami avec un profil social, en votant pour une information.
Ainsi le navigateur social échange et filtre de l'information avec son graphe social, et la qualité de l'information n'est pas définie par sa pertinence contextuelle mais par sa provenance et le nombre de personnes qui l'appuient.
En fonction des réseaux sociaux, ou des différents services web à teneur sociale, le graphe, ainsi que les moyens d'interactions sont différents.
Ainsi, sur Facebook, on peut poster un lien pour mettre en avant une information, mais il n'y a pas encore de système simple pour approuver ou rejeter l'intérêt de ce lien, comme cela existe sur Digg, ou même sur viedemerde.fr, où la communauté trie les informations en disant "je confirme" ou "c'est bien fait pour toi".
Sur Linkedin, on peut recommander un contact à un autre.
Sur Youtube, on peut mettre en avant ses vidéos favorites.
Etc...
On voit bien que dans ce type de navigation, la force du lien contextuel diminue, puisque le navigateur social n'attend plus des informations sur un thème similaire, mais des informations recommandées par la même personne ou communauté.
Facebook a tenté de résoudre ce problème avec le système Beacon: ce système permet à une quarantaine d'annonceurs partenaires d'utiliser une information qu'ils ont récupéré sur un de vos amis pour vous convaincre de la pertinence de leurs liens publicitaires. Ainsi, vous pouvez voir des publicités comme "Tel ami a loué tel DVD chez Blockbuster".
En fait, ce type de lien a entraîné une levée de boucliers (et des procès), parce-que la question du choix de divulguer ainsi ses informations n'était pas suffisemment clairement posée.
Dans cette situation, et étant admis que la navigation sociale va devenir de plus en plus dominante, il est nécessaire pour les marques de repenser leur approche de la communication web.
On ne peut plus se contenter d'acheter de l'espace pour diffuser son message comme on le fait à la télé ou dans les magazines.
Pour exister aux yeux des navigateurs sociaux, il faudra, devenir un moyen d'interaction entre amis, par le biais d'une application sociale adaptée, et créer le graphe social propre de la marque, avec un profil social attractif.
Le Buzz, c'est un maximum de liens vers une information, le Bliz, c'est un maximum de soutien social pour une information. Le Bliz est donc une composante du Buzz. Une composante qui devient primordiale quand tous les web-surfeurs deviennent sociaux.
Surfez-vous plutôt linéairement ou socialement?
mercredi 25 juin 2008
Les réseaux sociaux et le troisième âge

Un truc de jeunes les réseaux sociaux? Pas si sûr. Ou pas que. En utilisant l'outil de segmentation de Facebook, dont je vous ai déjà parlé, et pas qu'une fois, on découvre que les plus de 60 ans (limite arbitraire, je sais c'est dur) ne sont pas si rares sur Facebook.
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lundi 16 juin 2008
Google Trends des réseaux sociaux

Il y a plusieurs outils pour mesurer l'impact d'un site web: le nombre de visiteurs, le nombre de membres, le nombre de membres actifs et leur fréquence d'activité, mais aussi le nombre de fois où son nom est tapé dans Google.
Pour fêter à ma manière le fait que, la semaine dernière, (oui, vous l'avez remarqué, j'aime traiter l'actualité quand elle est légèrement tiède, cela m'évite d'écrire trop de bêtises à chaud, et puis il y a un problème de disponibilité aussi, surtout), (oui, vous l'avez remarqué, j'aime les longues parenthèses digressives et pour le cacher, je les écris en plus petit), pour fêter donc le passage la semaine dernière de Facebook en tête des réseaux sociaux les plus visités, devant Myspace, nous allons étudier les popularités comparées des différents réseaux sociaux en France et dans le monde en fonction de la fréquence à laquelle ils sont recherchés dans Google.
Pour cela, Google nous fournit un bel outil qui s'appelle Google Trends. Cet outil ne nous permet malheureusement pas de connaître le nombre de recherches Google sur un terme (information probablement trop stratégique, et donc la connaissance par le public fausserait totalement l'achat de mots sur Google adwords), mais il nous permet quand même d'une part de suivre l'évolution d'une "trend", et d'autre part, de comparer le "trend" de deux terme. Ce qui nous offre déjà un bel outil statistique.
Ainsi, vérifions que le passage de Facebook devant Myspace en fréquentation mondiale est lisible dans la comparaison de leurs trends:
"Facebook" est en bleu, "Myspace" en rouge. On voit bien que, début 2008, "Facebook" est devenu un terme plus recherché que "Myspace", et que, alors que "Facebook" est un thème de recherche Google de plus en plus trendy, "Myspace" est plutôt stagnant, voire décroissant.
D'autre part, il est intéressant de regarder les pays où la recherche de "Facebook" dépasse le plus largement celle de "Myspace": Canada et Turquie sont dans le top 3. Or nous avions vu précédemment (non ne cliquez pas sur ce lien!) que ces pays étaient des terres de prédilection de Facebook.
Conclusion? Le passage de Facebook devant Myspace en nombre de visiteurs dans le monde pouvait se prévoir à partir des Google trends de leurs noms respectifs, au niveau international, mais aussi au niveau local.
Pour ce qui ne concerne que la France, le dépassement de Myspace par facebook est nettement plus net:
Quels sont les autres réseaux sociaux en France?
Skyblog est le "réseau social" le plus visité en France. Malheureusement, ces fondateurs ne manifestent aucunes vélléités de l'ouvrir à des applications tierces. Est-ce que cela ne risque pas de les fragiliser quand tous les autres réseaux ont compris l'importance de s'ouvrir, pour s'enrichir de contenu, et valoriser le graphe social des utilisateurs?
Voyons la Google trend "Skyblog Vs Facebook" en France:
Non, je ne me suis pas trompé, je n'ai pas recollé l'image "Facebook Vs Myspace" dans le monde. Mais la tendance est étrangement similaire. Faut-il y voir le signe du dépassement prochain de l'audience française de Skyblog par Facebook? Je pense que oui. Facebook part de plus bas, et cela prendra donc quelques mois, au maximum quelques trimestres de plus, mais la tendance est marquée.
fascinant non?
je vous laisse vous amuser à comparer les trends de LinkedIn, le célèbre réseau professionnel, et de Viadeo, le "LinkedIn" français dans le monde et en France, pour constater que Viadeo a bien saisi le marché en France, même si il est loin derrière LinkedIn au niveau international.
Avez-vous des idées de comparaisons pertinentes? (par rapport aux réseaux sociaux ou à autre chose)
Plantez-les en commentaires!
vendredi 13 juin 2008
Introduction d'un nouveau concept: LE BLIZ

Connaissez-vous le Bliz? Non, bien sûr, car c'est un concept que j'ai inventé et qui n'a pas encore dépassé le cercle de mes connaissances proches (mais l'audience de ce blog a-t-elle dépassé ce cercle? étant donné les impressionants chiffres de fréquentation, euh... peut-être pas).
Revenons d'abord sur le concept de Buzz. Qu'est-ce que le buzz?
A quelle moment une marque, un nouveau produit, une information buzze-t-elle?
Le buzz se mesure à la quantité de pages web qui reprennent une information.
Le buzz est par définition de durée plutôt courte et reflète l'occurence fréquente d'une certaine information, vidéo, photo, dans le bruit permanent de l'information web.
La force du buzz et la raison pour laquelle de nombreuses marques analysent ses mécanismes et tentent d'en tirer profit, c'est qu'un contenu qui buzze acquiert une visibilité énorme pour un investissement promotionnel très faible. Tout le monde en tchatte, en somme.
Le buzz exploite donc les réseaux d'information du web, et s'appuie sur des transmetteurs d'information qui la reprennent à leur compte et la diffusent sur leur réseau.
Mais ce que le buzz ne fait pas, c'est impliquer ces transmetteurs d'information autrement qu'au moment de la décision "cela vaut-il la peine d'être tranmis ou pas?". Ce que le buzz ne fait pas, c'est créer un rapport de long terme avec l'information transmise. Le buzz c'est de la consommation jetable d'information rapidement rendue obsolète par le buzz suivant.
Maintenant, qu'est-ce que le bliz?
"Bliz" doit être entendu comme une contraction de "sociabilise"
Le bliz se mesure exclusivement sur les réseaux sociaux.
C'est le nombre de profils sociaux qui rentrent dans une relation particulière avec une marque, un service web, une entreprise.
Quelles sont les formes que peut prendre cette "special relation" (à lire avec un accent anglo-saxon prononcé et en roulant des yeux, comme une actrice hollywoodienne)?
Un individu peut par l'intermédaire de son profil social devenir fan (sur Facebook) ou ami (sur Myspace) du profil social d'une marque et ainsi rentrer avec elle dans une relation de communication. Ainsi, Barack Obama, avec le presque millions de "supporters" de sa page Facebook ne buzze pas, il blize. Un million de profils sociaux marquent leur attachement à sa personne, hors de toute information immédiate, sur le long terme.
La marque peut aussi devenir un moyen d'interaction entre les profils sociaux d'individus. Par exemple, une marque comme Club Med pourrait proposer à ces visiteurs une application leur permettant de partager leurs souvenirs de vacances, de retrouver les personnes qu'ils avaient rencontré, de partager leurs clubs préférés, etc...
En blizant, une marque s'offre l'influence des profils sociaux qui décident de rentrer en relation avec elle, c'est la micro-communication, la communication de réseau.
Elle s'offre aussi une communauté d'utilisateurs qui peut lui servir de baromètre de popularité (qui aime bien châtie bien), de laboratoire marketing (si je rentre dans la communauté de Rossignol Ski, je serais heureux de me voir proposer des sessions de test des futurs produits!) et de source d'inspiration (en impliquant des utilisateurs ayant manifesté leur attachement à une marque aux prises de décision sur les futurs produits).
Alors? Préférez-vous buzzer ou blizer?
lundi 2 juin 2008
On se retrouvera... si vous le voulez bien

Il y a quand même quelque-chose qui a changé avec l'avènement des réseaux sociaux en général, et le succès de Facebook en particulier: on peut retrouver (et être retrouvé par) toutes les personnes que l'on a côtoyé, et "la vie qui éloign[ait] fatalement" éloigne un peu moins.
On peut moquer les excès ridicules où peuvent nous mener ce nouveau pouvoir, comme dans cette vidéo (qui n'a rien d'exclusif, elle tourne sur le web depuis quelques semaines), mais on peut aussi réfléchir à la façon dont cela peut influer sur notre sociabilité en général.
Un "on se retrouvera", qu'il soit affectueux ou menaçant, prend beaucoup plus de sens aujourd'hui, pour la bonne et simple raison qu'il a plus de chance d'être vrai!
Comment cela peut-il modifier notre sociabilité?
Les enfants des réseaux sociaux seront-ils plus mobiles, moins tristes de déménager, de quitter leur école, car leurs amis resteront dans leur graphe social, et ne disparaîtront pas derrière une adresse postale et quelques lettres?
Chacun ne devra-t-il pas modérer ses envies de profiter d'un avantage conjoncturel sur les autres? Traduction: à l'école, les costauds auront-ils plus présente à l'esprit l'idée que les malingres grandiront bientôt, et qu'il ne vaut mieux pas s'en faire des ennemis?
Avec un réseau suffisamment étendu, trouverons-nous toujours quelqu'un pour nous aider dans une nouvelle ville, situation, ou difficulté?
Je n'ai pas l'intention d'essayer de répondre à ces questions, mais il me paraissait intéressant de les poser.
Il reste important de préciser que tout cela doit rester basé sur le volontariat: "on me retrouve si je le souhaite", d'où l'importance des questions de protection de la confidentialité sur les réseaux sociaux.
Avez-vous des expériences à partager sur cette nouvelle sociabilité des réseaux? Un couple d'enfance reformé? Des amis pour la vie réunis de nouveau? L'organisation tardive d'un "rendez-vous dans 10 ans" pour une ancienne classe de lycée?
Arrosez de commentaires (et spécial bonus pour celui qui cite la fin de l'histoire drôle commencée dans l'illustration)(non, je n'ai pas d'accord commercial avec Superlame)!
mercredi 14 mai 2008
Myspace Data Availability, Facebook Connect et Goggle Friend Connect, historique des fait sociaux

Sous-titre: Comment en est-on arrivé là?
Reprenons les choses par le début, en plusieurs posts, parce-qu'il y a de quoi raconter!
D'abord, il y a eu des sites sociaux.
Sur ces sites, on crée son profil, on le met à jour plus ou moins régulièrement, et on se crée un réseau d'amis. La construction de ce réseau peut avoir différentes finalités. Voyons quelques exemples fameux de sites sociaux.
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