
J'attends avec impatience la sortie du prochain Pixar "Wall-e". D'une part parce-que j'adore Pixar, d'autre part parce-que j'aime bien les robots, et enfin parce-que je suis complètement sous le charme du "waall-eeee" électronique qu'a concocté un spécialiste des sons qui fut responsable des effets sonores de E.T. et des robots de Star Wars, ce qui n'est pas un mince CV pour un soniste.
Alors, pour pouvoir vous en parler ici je pourrai me contenter de vous livrer ce fait: les studios Disney-Pixar ont eu la bonne idée de fournir aux utilisateurs de Facebook quelques centaines de milliers de "gifts" gratuits représentant Wall-e, permettant ainsi à des centaines de milliers de gens de recevoir une figurine virtuelle à exhiber fièrement sur leur wall(-e, hehehe!). C'est certainement une action de communication efficace, et je me demande d'ailleurs combien Facebook facture ce genre d'opération. Sûrement pas 1 dollar le cadeau, mais j'imagine que l'addition est quand même salée.
Pour aller plus loin, demandons-nous quelle autre campagne imaginer pour un lancement comme celui de wall-e?
J'ai une idée d'application qui pourrait être le terrain idéal pour le marketing des films, jeux vidéos et autres fictions (les livres?).
Une application "amis imaginaires" ou "fantasy friends" en anglais, qui permettrait à l'utilisateur de devenir imaginairement ami (donc au sein de l'application, pas réellement sur Facebook) avec des personnages de toute sorte, de l'homme de six mètres de haut, à un troll de la forêt, en passant par Wall-e, qui raconteraient leur histoire par l'intermédiaire d'albums photos et de status updates pré-programmés pour être envoyés à l'utilisateur régulièrement à partir du début de leur amitié imaginaire.
Ensuite, les utilisateurs pourraient noter les amis imaginaires et découvrir les amis imaginaires que leurs amis (les vrais) ont aimé.
Un Facebook bis à l'intérieur de Facebook, pour se faire raconter des histoires imaginaires, plutôt que de seulement suivre les histoires réelles de nos amis de chair et d'os.
Deviendriez-vous amis avec Wall-e si vous le pouviez sur Facebook? Pensez-vous qu'on peut raconter des histoires avec des status update et des photos (ou illustrations)? "Ecrireriez"-vous de telles histoires si l'on vous en donnait les moyens et en partageait avec vous les revenus?
Tout cela me donne envie d'aller au cinéma!
lundi 30 juin 2008
Ajouter Wall-e à mes amis imaginaires
mercredi 25 juin 2008
Les réseaux sociaux et le troisième âge

Un truc de jeunes les réseaux sociaux? Pas si sûr. Ou pas que. En utilisant l'outil de segmentation de Facebook, dont je vous ai déjà parlé, et pas qu'une fois, on découvre que les plus de 60 ans (limite arbitraire, je sais c'est dur) ne sont pas si rares sur Facebook.
La suite a déménagé! elle est désormais disponible sur Sociablog, le blog du marketing social de l'agence Sociabliz.
lundi 23 juin 2008
firefox 3 l'a fait

Comme je vous en ai parlé à de multiples reprises (là d'abord, puis là, et encore là), il me paraît opportun de vous raconter comment se sont déroulées les choses pour le record de téléchargement de Firefox 3.
Malgré quelques problèmes de démarrage dus au succès de leur campagne (les sites de téléchargement étaient complètement saturés pendant les 12 premières heures), la fondation Mozilla a sans problème dépassé l'objectif de 5 millions qu'elle s'était fixé, et celui qui voudra battre ce record (je ne m'y risquerai pas) devra dépasser 8 millions de téléchargement en 24 heures.
Et voilà comment atteindre 4% de part de marché en 24h, d'autant que le rythme de téléchargement n'a pas vraiment faibli puisque moins d'une semaine plus tard, le nombre de téléchargements s'élève à 17 millions!
En illustration, le certificat décerné par moi-même à ce blog pour son soutien sans faille à ce record du monde de téléchargement de logiciel.
mercredi 18 juin 2008
Et si l'on choisissait notre système métrique?

J'ai découvert aujourd'hui (grâce à ce billet) une application web très sympathique, qui permet, outre de faire la conversion entre les unités de mesures classiques, de convertir les mètres, kilos et autres unités galvaudées en équivalents-objets beaucoup plus rigolos.
Par exemple, comme vous pouvez le voir sur l'image, je ne pèse plus 72 kilos (aux dernières nouvelles...) mais 4 fours à micro-onde, ce qui est nettement plus chic.
Cet intéressant SensibleUnits.com possède une autre fonctionnalité pratique: on peut saisir par exemple "1 France", et il nous indique que cela représente 1,8 Italie(s?) et 6 Portugals (portugaux?). Un outil qui plaira certainement aux professeurs de géographie et aux journalistes qui aiment à introduire les grands pays en disant "ce territoire, grand comme x fois tel pays...", et ils sont nombreux.
J'avais rencontré un même genre de système métrique baroque dans une présentation de l'entreprise Michel et Augustin (les petits biscuits et les yaourts à boire) où leur chiffre d'affaire était exprimé en Kangoos.
Si je vous parle de tout ça, ce n'est pas seulement parce-que je pense que cela vous distraira, c'est aussi parce-que j'en tire la conclusion que mettre en place son propre système métrique est un moyen original de fédérer une communauté.
Que diriez-vous d'une application sociale vous permettant de créer (ou d'adhérer à) un nouveau référentiel pour les mesures de distance, poids, surface, prix, etc.., de voter pour vos préférés et d'exhiber fièrement sur votre profil votre propre grille de mesure du monde?
Cela ne vous ferait-il pas un peu rire de découvrir sur le profil social d'une marque un outil pour convertir le monde dans un référentiel proposé par la marque (une surface convertie en nombre de tartines de nutella, un poids converti en nombre d'ipods nano...)?
Des propositions de systèmes métriques? Plantez-les dans le potager des commentaires (je ne sais pas ce qui ce passe mais rien ne pousse ces derniers temps, aidez moi!).
lundi 16 juin 2008
Google Trends des réseaux sociaux

Il y a plusieurs outils pour mesurer l'impact d'un site web: le nombre de visiteurs, le nombre de membres, le nombre de membres actifs et leur fréquence d'activité, mais aussi le nombre de fois où son nom est tapé dans Google.
Pour fêter à ma manière le fait que, la semaine dernière, (oui, vous l'avez remarqué, j'aime traiter l'actualité quand elle est légèrement tiède, cela m'évite d'écrire trop de bêtises à chaud, et puis il y a un problème de disponibilité aussi, surtout), (oui, vous l'avez remarqué, j'aime les longues parenthèses digressives et pour le cacher, je les écris en plus petit), pour fêter donc le passage la semaine dernière de Facebook en tête des réseaux sociaux les plus visités, devant Myspace, nous allons étudier les popularités comparées des différents réseaux sociaux en France et dans le monde en fonction de la fréquence à laquelle ils sont recherchés dans Google.
Pour cela, Google nous fournit un bel outil qui s'appelle Google Trends. Cet outil ne nous permet malheureusement pas de connaître le nombre de recherches Google sur un terme (information probablement trop stratégique, et donc la connaissance par le public fausserait totalement l'achat de mots sur Google adwords), mais il nous permet quand même d'une part de suivre l'évolution d'une "trend", et d'autre part, de comparer le "trend" de deux terme. Ce qui nous offre déjà un bel outil statistique.
Ainsi, vérifions que le passage de Facebook devant Myspace en fréquentation mondiale est lisible dans la comparaison de leurs trends:
"Facebook" est en bleu, "Myspace" en rouge. On voit bien que, début 2008, "Facebook" est devenu un terme plus recherché que "Myspace", et que, alors que "Facebook" est un thème de recherche Google de plus en plus trendy, "Myspace" est plutôt stagnant, voire décroissant.
D'autre part, il est intéressant de regarder les pays où la recherche de "Facebook" dépasse le plus largement celle de "Myspace": Canada et Turquie sont dans le top 3. Or nous avions vu précédemment (non ne cliquez pas sur ce lien!) que ces pays étaient des terres de prédilection de Facebook.
Conclusion? Le passage de Facebook devant Myspace en nombre de visiteurs dans le monde pouvait se prévoir à partir des Google trends de leurs noms respectifs, au niveau international, mais aussi au niveau local.
Pour ce qui ne concerne que la France, le dépassement de Myspace par facebook est nettement plus net:
Quels sont les autres réseaux sociaux en France?
Skyblog est le "réseau social" le plus visité en France. Malheureusement, ces fondateurs ne manifestent aucunes vélléités de l'ouvrir à des applications tierces. Est-ce que cela ne risque pas de les fragiliser quand tous les autres réseaux ont compris l'importance de s'ouvrir, pour s'enrichir de contenu, et valoriser le graphe social des utilisateurs?
Voyons la Google trend "Skyblog Vs Facebook" en France:
Non, je ne me suis pas trompé, je n'ai pas recollé l'image "Facebook Vs Myspace" dans le monde. Mais la tendance est étrangement similaire. Faut-il y voir le signe du dépassement prochain de l'audience française de Skyblog par Facebook? Je pense que oui. Facebook part de plus bas, et cela prendra donc quelques mois, au maximum quelques trimestres de plus, mais la tendance est marquée.
fascinant non?
je vous laisse vous amuser à comparer les trends de LinkedIn, le célèbre réseau professionnel, et de Viadeo, le "LinkedIn" français dans le monde et en France, pour constater que Viadeo a bien saisi le marché en France, même si il est loin derrière LinkedIn au niveau international.
Avez-vous des idées de comparaisons pertinentes? (par rapport aux réseaux sociaux ou à autre chose)
Plantez-les en commentaires!
Firefox 3, c'est demain!
C'est donc le 17 juin 2008, soit exactement demain, que sortira la dernière version de Firefox, qui est vraiment bien (j'utilise la version d'essai depuis presque un mois et j'en suis très content).
C'est donc aussi demain que se battra le record du monde de téléchargement. Finalement, c'est seulement par les groupes Facebook que La fondation Mozilla va essayer de profiter de la puissance virale des réseaux sociaux. Donc chacun ne pourra pas savoir exactement quelle a été sa participation à ce record qu'on annonce impressionant (1 340 000 promesses de téléchargement).
Voilà, ma (troisième) pierre à cet édifice.
Le prochain billet arrive tout de suite, et revient sur les réseaux sociaux.
vendredi 13 juin 2008
Introduction d'un nouveau concept: LE BLIZ

Connaissez-vous le Bliz? Non, bien sûr, car c'est un concept que j'ai inventé et qui n'a pas encore dépassé le cercle de mes connaissances proches (mais l'audience de ce blog a-t-elle dépassé ce cercle? étant donné les impressionants chiffres de fréquentation, euh... peut-être pas).
Revenons d'abord sur le concept de Buzz. Qu'est-ce que le buzz?
A quelle moment une marque, un nouveau produit, une information buzze-t-elle?
Le buzz se mesure à la quantité de pages web qui reprennent une information.
Le buzz est par définition de durée plutôt courte et reflète l'occurence fréquente d'une certaine information, vidéo, photo, dans le bruit permanent de l'information web.
La force du buzz et la raison pour laquelle de nombreuses marques analysent ses mécanismes et tentent d'en tirer profit, c'est qu'un contenu qui buzze acquiert une visibilité énorme pour un investissement promotionnel très faible. Tout le monde en tchatte, en somme.
Le buzz exploite donc les réseaux d'information du web, et s'appuie sur des transmetteurs d'information qui la reprennent à leur compte et la diffusent sur leur réseau.
Mais ce que le buzz ne fait pas, c'est impliquer ces transmetteurs d'information autrement qu'au moment de la décision "cela vaut-il la peine d'être tranmis ou pas?". Ce que le buzz ne fait pas, c'est créer un rapport de long terme avec l'information transmise. Le buzz c'est de la consommation jetable d'information rapidement rendue obsolète par le buzz suivant.
Maintenant, qu'est-ce que le bliz?
"Bliz" doit être entendu comme une contraction de "sociabilise"
Le bliz se mesure exclusivement sur les réseaux sociaux.
C'est le nombre de profils sociaux qui rentrent dans une relation particulière avec une marque, un service web, une entreprise.
Quelles sont les formes que peut prendre cette "special relation" (à lire avec un accent anglo-saxon prononcé et en roulant des yeux, comme une actrice hollywoodienne)?
Un individu peut par l'intermédaire de son profil social devenir fan (sur Facebook) ou ami (sur Myspace) du profil social d'une marque et ainsi rentrer avec elle dans une relation de communication. Ainsi, Barack Obama, avec le presque millions de "supporters" de sa page Facebook ne buzze pas, il blize. Un million de profils sociaux marquent leur attachement à sa personne, hors de toute information immédiate, sur le long terme.
La marque peut aussi devenir un moyen d'interaction entre les profils sociaux d'individus. Par exemple, une marque comme Club Med pourrait proposer à ces visiteurs une application leur permettant de partager leurs souvenirs de vacances, de retrouver les personnes qu'ils avaient rencontré, de partager leurs clubs préférés, etc...
En blizant, une marque s'offre l'influence des profils sociaux qui décident de rentrer en relation avec elle, c'est la micro-communication, la communication de réseau.
Elle s'offre aussi une communauté d'utilisateurs qui peut lui servir de baromètre de popularité (qui aime bien châtie bien), de laboratoire marketing (si je rentre dans la communauté de Rossignol Ski, je serais heureux de me voir proposer des sessions de test des futurs produits!) et de source d'inspiration (en impliquant des utilisateurs ayant manifesté leur attachement à une marque aux prises de décision sur les futurs produits).
Alors? Préférez-vous buzzer ou blizer?
