mardi 15 juillet 2008

Fabriquer sa propre application sans peine


Ce week-end, au détour d'un clic sur Facebook, Je suis tombé sur des applications plutôt intéressantes : Gift app builder et GiftCreator.

Ces applications permettent à n'importe qui, en quelques clics bien guidés, de fabriquer son application de cadeau (de type Free gifts) personnelle, d'y uploader les cadeaux qu'il veut, et d'inviter ses amis à installer l'application pour commencer à s'échanger les cadeaux en question.

Vous pouvez donc devenir développeur sans taper la moindre ligne de code.

Moi qui n'ai pas les compétences pour coder une application Facebook, j'ai pu créer une application "Chez Momo", du nom de l'épicerie associative de l'ESSEC dont j'étais (suis, "Momo un jour, Momo toujours") membre et (essayer d') uploader des images de twix, de bolinos et de kinders pour que les membres et habitués de l'association puissent s'échanger ces symboles de l'association et de l'amour.
Je dis bien "essayer de" car malheureusement, à cette étape là, l'application qui fonctionne jusque-là très bien a un bug, et les uploads de cadeaux n'aboutissent jamais. C'est pourquoi je ne vous mets pas de lien vers l'application "Chez Momo". Il n'y a encore aucun cadeau à donner!

Ce qui est intéressant bien sûr pour les (vrais) développeurs de ces applications, c'est que, sur toutes les pages des ces applications de micro-niches créées par des enthousiastes pour de petits groupes, ils peuvent afficher leurs propres publicités, et donc générer des revenus assez élévés car ces applications, en quelque sorte, s'adaptent toute seule à toutes les micro-niches (il suffit d'un enthousiaste avec une idée et quinze minutes à perdre).

Il y a donc d'autres applications de construction (ou plutôt d'adaptation à un contexte précis) des applications les plus célèbres (pas forcéments les meilleures...) à créer.

Ainsi, s'il existe des variations très nombreuses autour du fameux poke (dont Office Poke de Microsoft, un beau succès de pénétration d'une marque sur les réseaux sociaux), il n'existe pas de "Poke app builder". Je suis pourtant sûr que vous auriez une idée d'application de poke spécialisée pour un groupe d'amis à vous, une association, une école, une entreprise...

Que dire d'un "Quizz app builder", il n'y en a pas assez!

Un "Viral app builder"? Vous vous souvenez des Zombies et des vampires (je crois qu'ils ont finalement disparu), une application de fabrication d'applications de cette sorte pourrait les faire revenir sous une forme beaucoup plus familière! ("Vous venez d'être mordu par une fraise tagada"..)

Enfin, que diriez vous d'un "Dating app builder". Pour faire fabriquer des applications de rencontre de niche (application de dating des amoureux des arbres, application de dating des habitants de Dijon...)

Est-ce bien éthique vous demandez-vous? Cela ne risque-t-il pas de rajouter encore de la pollution dans un panel d'applications déjà fort pollué?

C'est possible.
Mais on peut aussi penser que cela rapprochera les applications des gens puisque se seront toujours des amis à eux, ou des gens proches d'eux et de leurs préoccupations qui les auront fabriquées. Ces applications sortiront rarement d'un cercle restreint de personnes très contentes de partager leur poke customisé.

Avez-vous une idée d'adaptation du poke, des cadeaux, des applications virales ou des quizzs? Aimeriez-vous que désormais, même vos amis non-développeurs puissent fabriquer ce genre d'applications pour vous amuser (ou vous harceler)?

jeudi 10 juillet 2008

Lively par Google: "Suiiis, les mondes virtuels..."

whao! En plus y'a plein de meufs!
(titre à lire sur l'air des Mondes engloutis)

On commençait à moins parler de Second Life et voilà que Google surprend son monde (même si une partie du monde joue comme d'habitude à "haha, je le savais, c'était certain") en sortant son propre monde virtuel nommé Lively.

Pour y accéder, il faut installer un plug-in qui ne fonctionne pour l'instant que sous Windows, ce qui, par exemple, m'en interdit l'accès. C'est l'esprit Google, "work always in progress", donc le plug-in pour Mac ne devrait pas tarder à pointer le bout de son nez.

Que peut-on faire dans ce monde virtuel? On peut créer sa propre pièce, y afficher du contenu web (pour l'instant limité à certains sites, mais des sociétés tierces en accord avec Google semblent déjà en mesure de rendre n'importe quel contenu accessible), afficher cette pièce sur son site web, son blog, (bientôt son profil social), y inviter ses amis, leur serrer la main, et tailler le bout de gras assis dans un canapé en regardant des vidéos sur Youtube, tout comme dans la vraie vie quoi...

Et à quoi bon? Je me le demande un peu aussi. Mais étant donné le succès des Sims et autres Animal Crossing, il y a fort à parier que de nombreux internautes se prendront au jeu de la personnalisation de leur propre espace en 3D d'autant que c'est apparemment très accessible et que la bibliothèques d'objets (gratuits pour le moment) semble bien fournie.

Il n'est pas encore possible de créer ses propres objets, mais comme Google possède aussi le logiciel de modélisation 3D Sketchup, on peut sans trop se mouiller dire que ça ne saurait tarder.

Il n'y a pas non plus encore de monde "global". On peut seulement visiter des pièces sans unité. Mais là encore, quand on pense à Google-earth, sur lequel des bâtiments en 3D peuvent déjà être créés, et à Google Streetview, qui permet de se promener dans les rues presque comme si on y était (cela devrait bientôt être accessible pour Paris, je vous tiens au courant dès que j'en sais plus), on se dit que le mix des trois permettra(it) de créer un joli monde parallèle.

Je reste personnellement perplexe par rapport à l'utilité possible de ce genre de monde virtuel, mais je ne nie pas le potentiel de divertissement assez important qu'ils ont.
Peut-être que pour le e-learning (enseignement à distance par internet), ce genre d'interface enrichira notablement l'expérience des salles de classe virtuelles.

Bien, mais quelles applications sociales? A mon avis pas grand-chose de plus que celles que peuvent offrir les réseaux sociaux actuels. Les mondes virtuels offrent seulement une nouvelle interface, ils n'apportent pas de contenu supplémentaire, ni d'interactions réellement novatrices. Par contre, par rapport à la vrai vie, les gens sont étrangement plus beaux... (cf. illustration).

Alors? Interface bling-bling sans augmentation de la richesse du contenu ou avenir de la navigation web? Un peu des deux mon cher mulot. Car certains contenus, même sans être enrichis, seront sûrement particulièrement mis en valeur par cette interface.

Qu'en pensez-vous?

lundi 7 juillet 2008

Navigation linéaire + publicité contextuelle, navigation sociale + quoi?


Le fait d'avoir un accès permanent à notre graphe social en ligne change-t-il notre manière de naviguer?

Je pense qu'il y a une navigation "classique", que j'appellerai linéaire, centrée sur l'information, et qu'il y a une navigation "nouvelle", sociale, centrée sur les profils sociaux.

Je vais essayer de vous montrer ici pourquoi la publicité classique par liens contextuels n'est pas aussi efficace sur les web-surfeurs sociaux qu'elle ne l'est sur les web-surfeurs linéaires.

Voyons d'abord ce qu'est la navigation linéaire. Elle se déroule comme ceci:

Je commence à naviguer avec une recherche.
J'obtiens des liens vers des pages contenant des informations en rapport avec ma recherche.
Je clique sur ces liens.
J'atterris sur des pages qui contiennent des liens vers d'autres pages.
Je clique sur un de ces liens...

Et ainsi de suite. On voit ici que la navigation se fait au fil de l'information, on surfe par proximité de contenu en quelque sorte.

Il est facile de comprendre pourquoi dans une telle navigation la publicité par liens contextuels est très efficace: elle est tout simplement naturelle, un lien contextuel, ce n'est rien d'autre qu'un lien de plus vers de l'information pertinente par rapport à la ligne d'information que je suis.

Voici un petit schéma de la navigation linéaire:
C'est le métier principal de Google de proposer des liens publicitaires le plus pertinents possibles à tout moment de la navigation (les liens sponsorisés immédiatement après la recherche, et les liens contextuels de Google adsense que vous pouvez voir sur de nombreuses pages web) et ils le font très bien.

Pourtant, l'on constate que l'efficacité de ce type de publicité (le pourcentage de liens contextuels cliqués par rapport au nombre de liens affichés) chute de manière drastique quand elle est placé sur les sites sociaux comme Facebook ou Myspace.

Pourquoi? Parce-que sur ces sites et à partir de ces sites, l'internaute ne navigue pas de la même façon.

Le navigateur social ne commence pas avec une recherche.
Il se connecte à son profil.
Son profil lui permet de communiquer avec son graphe social, d'interagir en groupe, et de se renseigner sur l'ensemble de l'actualité de son graphe.
Dans ce flux de données, il y a de nouveaux profils à découvrir, et des informations recommandées.
Ces nouveau profils, ces informations, le navigateur social peut à son tour les recommander, les soutenir en devenant ami avec un profil social, en votant pour une information.

Ainsi le navigateur social échange et filtre de l'information avec son graphe social, et la qualité de l'information n'est pas définie par sa pertinence contextuelle mais par sa provenance et le nombre de personnes qui l'appuient.

En fonction des réseaux sociaux, ou des différents services web à teneur sociale, le graphe, ainsi que les moyens d'interactions sont différents.
Ainsi, sur Facebook, on peut poster un lien pour mettre en avant une information, mais il n'y a pas encore de système simple pour approuver ou rejeter l'intérêt de ce lien, comme cela existe sur Digg, ou même sur viedemerde.fr, où la communauté trie les informations en disant "je confirme" ou "c'est bien fait pour toi".
Sur Linkedin, on peut recommander un contact à un autre.
Sur Youtube, on peut mettre en avant ses vidéos favorites.
Etc...

On voit bien que dans ce type de navigation, la force du lien contextuel diminue, puisque le navigateur social n'attend plus des informations sur un thème similaire, mais des informations recommandées par la même personne ou communauté.

Facebook a tenté de résoudre ce problème avec le système Beacon: ce système permet à une quarantaine d'annonceurs partenaires d'utiliser une information qu'ils ont récupéré sur un de vos amis pour vous convaincre de la pertinence de leurs liens publicitaires. Ainsi, vous pouvez voir des publicités comme "Tel ami a loué tel DVD chez Blockbuster".
En fait, ce type de lien a entraîné une levée de boucliers (et des procès), parce-que la question du choix de divulguer ainsi ses informations n'était pas suffisemment clairement posée.


Dans cette situation, et étant admis que la navigation sociale va devenir de plus en plus dominante, il est nécessaire pour les marques de repenser leur approche de la communication web.
On ne peut plus se contenter d'acheter de l'espace pour diffuser son message comme on le fait à la télé ou dans les magazines.

Pour exister aux yeux des navigateurs sociaux, il faudra, devenir un moyen d'interaction entre amis, par le biais d'une application sociale adaptée, et
créer le graphe social propre de la marque, avec un profil social attractif.

Le Buzz, c'est un maximum de liens vers une information, le Bliz, c'est un maximum de soutien social pour une information. Le Bliz est donc une composante du Buzz. Une composante qui devient primordiale quand tous les web-surfeurs deviennent sociaux.

Surfez-vous plutôt linéairement ou socialement?

lundi 30 juin 2008

Ajouter Wall-e à mes amis imaginaires


J'attends avec impatience la sortie du prochain Pixar "Wall-e". D'une part parce-que j'adore Pixar, d'autre part parce-que j'aime bien les robots, et enfin parce-que je suis complètement sous le charme du "waall-eeee" électronique qu'a concocté un spécialiste des sons qui fut responsable des effets sonores de E.T. et des robots de Star Wars, ce qui n'est pas un mince CV pour un soniste.

Alors, pour pouvoir vous en parler ici je pourrai me contenter de vous livrer ce fait: les studios Disney-Pixar ont eu la bonne idée de fournir aux utilisateurs de Facebook quelques centaines de milliers de "gifts" gratuits représentant Wall-e, permettant ainsi à des centaines de milliers de gens de recevoir une figurine virtuelle à exhiber fièrement sur leur wall(-e, hehehe!). C'est certainement une action de communication efficace, et je me demande d'ailleurs combien Facebook facture ce genre d'opération. Sûrement pas 1 dollar le cadeau, mais j'imagine que l'addition est quand même salée.

Pour aller plus loin, demandons-nous quelle autre campagne imaginer pour un lancement comme celui de wall-e?

J'ai une idée d'application qui pourrait être le terrain idéal pour le marketing des films, jeux vidéos et autres fictions (les livres?).

Une application "amis imaginaires" ou "fantasy friends" en anglais, qui permettrait à l'utilisateur de devenir imaginairement ami (donc au sein de l'application, pas réellement sur Facebook) avec des personnages de toute sorte, de l'homme de six mètres de haut, à un troll de la forêt, en passant par Wall-e, qui raconteraient leur histoire par l'intermédiaire d'albums photos et de status updates pré-programmés pour être envoyés à l'utilisateur régulièrement à partir du début de leur amitié imaginaire.

Ensuite, les utilisateurs pourraient noter les amis imaginaires et découvrir les amis imaginaires que leurs amis (les vrais) ont aimé.

Un Facebook bis à l'intérieur de Facebook, pour se faire raconter des histoires imaginaires, plutôt que de seulement suivre les histoires réelles de nos amis de chair et d'os.

Deviendriez-vous amis avec Wall-e si vous le pouviez sur Facebook? Pensez-vous qu'on peut raconter des histoires avec des status update et des photos (ou illustrations)? "Ecrireriez"-vous de telles histoires si l'on vous en donnait les moyens et en partageait avec vous les revenus?


Tout cela me donne envie d'aller au cinéma!

mercredi 25 juin 2008

Les réseaux sociaux et le troisième âge


Un truc de jeunes les réseaux sociaux? Pas si sûr. Ou pas que. En utilisant l'outil de segmentation de Facebook, dont je vous ai déjà parlé, et pas qu'une fois, on découvre que les plus de 60 ans (limite arbitraire, je sais c'est dur) ne sont pas si rares sur Facebook.

La suite a déménagé! elle est désormais disponible sur Sociablog, le blog du marketing social de l'agence Sociabliz.

lundi 23 juin 2008

firefox 3 l'a fait


Comme je vous en ai parlé à de multiples reprises ( d'abord, puis , et encore ), il me paraît opportun de vous raconter comment se sont déroulées les choses pour le record de téléchargement de Firefox 3.

Malgré quelques problèmes de démarrage dus au succès de leur campagne (les sites de téléchargement étaient complètement saturés pendant les 12 premières heures), la fondation Mozilla a sans problème dépassé l'objectif de 5 millions qu'elle s'était fixé, et celui qui voudra battre ce record (je ne m'y risquerai pas) devra dépasser 8 millions de téléchargement en 24 heures.

Et voilà comment atteindre 4% de part de marché en 24h, d'autant que le rythme de téléchargement n'a pas vraiment faibli puisque moins d'une semaine plus tard, le nombre de téléchargements s'élève à 17 millions!

En illustration, le certificat décerné par moi-même à ce blog pour son soutien sans faille à ce record du monde de téléchargement de logiciel.

mercredi 18 juin 2008

Et si l'on choisissait notre système métrique?


J'ai découvert aujourd'hui (grâce à ce billet) une application web très sympathique, qui permet, outre de faire la conversion entre les unités de mesures classiques, de convertir les mètres, kilos et autres unités galvaudées en équivalents-objets beaucoup plus rigolos.

Par exemple, comme vous pouvez le voir sur l'image, je ne pèse plus 72 kilos (aux dernières nouvelles...) mais 4 fours à micro-onde, ce qui est nettement plus chic.

Cet intéressant SensibleUnits.com possède une autre fonctionnalité pratique: on peut saisir par exemple "1 France", et il nous indique que cela représente 1,8 Italie(s?) et 6 Portugals (portugaux?). Un outil qui plaira certainement aux professeurs de géographie et aux journalistes qui aiment à introduire les grands pays en disant "ce territoire, grand comme x fois tel pays...", et ils sont nombreux.

J'avais rencontré un même genre de système métrique baroque dans une présentation de l'entreprise Michel et Augustin (les petits biscuits et les yaourts à boire) où leur chiffre d'affaire était exprimé en Kangoos.

Si je vous parle de tout ça, ce n'est pas seulement parce-que je pense que cela vous distraira, c'est aussi parce-que j'en tire la conclusion que mettre en place son propre système métrique est un moyen original de fédérer une communauté.

Que diriez-vous d'une application sociale vous permettant de créer (ou d'adhérer à) un nouveau référentiel pour les mesures de distance, poids, surface, prix, etc.., de voter pour vos préférés et d'exhiber fièrement sur votre profil votre propre grille de mesure du monde?

Cela ne vous ferait-il pas un peu rire de découvrir sur le profil social d'une marque un outil pour convertir le monde dans un référentiel proposé par la marque (une surface convertie en nombre de tartines de nutella, un poids converti en nombre d'ipods nano...)?

Des propositions de systèmes métriques? Plantez-les dans le potager des commentaires (je ne sais pas ce qui ce passe mais rien ne pousse ces derniers temps, aidez moi!).